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Nouvelle formule. Nouveau graphisme, nouvelle organisation de l’information, vous découvrez aujourd’hui, chers lecteurs, une nouvelle Lettre de l’Asfored. L’objectif de cette refonte ? Celui qui nous guide depuis le premier numéro, en novembre 2005 : vous aider toujours plus à anticiper les évolutions, à rester en prise avec les pratiques, à dynamiser votre stratégie… Pour cela, chaque lettre sera désormais centrée sur un dossier thématique et sur les conseils des formateurs de l’Asfored, et nous vous communiquerons plus rapidement, dans une colonne spécifique, un plus grand nombre d’informations complémentaires. Exceptionnellement riche, le dossier qui inaugure cette formule rassemble les comptes rendus des trois « rencontres professionnelles » consacrées à l’édition multisupport qu’a organisées l’Asfored au Salon du livre de Paris.

Le dossier

Multisupport : l’édition en ordre de bataille

 Réussir le passage à l’édition multisupport : les points clés

 Le fabricant au cœur de la chaîne de production multisupport

 Décliner des contenus pour la Nintendo DS : état de l’art, potentiel et limites

En pratique(s)

 XPress 8 : plus pour la presse que pour l’édition

 Librairie : analyser l’histoire pour maîtriser l’avenir

 Un tutoriel pour la création de livres numériques au format ePub

 Créer des fichiers ePub et Mobipocket avec un outil gratuit

 Contrôler la qualité de votre ePub

 Rétroconvertir de l’ePub

 

Le dossier

Multisupport : l’édition
en ordre de bataille

Plus encore qu’en 2008, le livre numérique a été très présent au Salon qui vient de s’achever à Paris. Démonstration, dans l’espace Lectures de dem@in, de nombreux supports de destination, multiplication des conférences sur le sujet, organisation par le Syndicat national de l’édition de toute une journée d’assises ouverte par Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique… public comme professionnels ont trouvé pléthore d’informations et d’éléments de réflexion.

Fidèle à sa mission pédagogique, l’Asfored a pour sa part proposé trois rencontres à l’angle très concret : réussir le passage à l’édition multisupport en sept points clés, la place du fabricant dans la nouvelle chaîne de production, pourquoi et comment décliner des contenus pour la console Nintendo DS. L’affluence et les questions posées par les auditeurs l’attestent : les éditeurs qui ne sont pas encore passés à l’acte s’y préparent de plus en plus sérieusement, le mouvement ressemble désormais à une lame de fond. Alors, 2010, année de l’e-book ?

 

Réussir le passage à l’édition multisupport : les points clés

Surtout composé de responsables de petites maisons d’édition, l’auditoire comptait aussi des salariés de grands groupes venus compléter leur information.

Gros succès pour la rencontre organisée par l’Asfored afin d’aider les éditeurs à bien aborder l’édition multisupport : ce vendredi 13 mars à 11 heures, quelque deux cents personnes étaient réunies dans la salle Alfonso Reyes, au premier étage du Salon du livre, pour écouter M. Christian Brugeron. Pendant une heure, dans un silence concentré, ce spécialiste des flux de production en XML et formateur à l’Asfored passait en revue les enjeux stratégiques, organisationnels et techniques du passage au multisupport. À la fois claire et très informée, sa présentation, qu’allait suivre une séance de questions-réponses, s’organisait autour de sept points clés :
1. définir le projet ;
2. le périmètre du projet ;
3. les collaborateurs à associer au projet ;
4. la chaîne de production ;
5. l’organisation humaine ;
6. quelle(s) DTD ? pour quel(s) métier(s) ?
7. l’accompagnement.

Première recommandation de M. Brugeron : « On passe au multisupport quand on a une stratégie, quand on a des titres choisis pour lesquels ça a du sens. » Car, reconnaissait-il, les difficultés restent nombreuses : la question du modèle économique (prix de vente, commercialisation au bouquet, par abonnement ou à l’unité, redistribution des coûts de l’impression, de la diffusion et de la distribution…) est loin d’être réglée, et il est encore impossible de dire qui remportera la « guerre des formats » (ePub, Mobipocket PRC, PDF, et bien d’autres). Mais le message essentiel de sa présentation était que cette situation ne doit pas empêcher les éditeurs de se préparer.

« Qui, parmi vous, sait ce qu’est une DTD ? »

Un bon projet au périmètre bien défini peut être le point de départ d’une transformation dont les aspects techniques se sont considérablement simplifiés : « Aujourd’hui, tous les [logiciels d’édition en XML] ont un mode auteur : les fichiers se présentent comme des documents Word ; la structure est stockée derrière », expliquait notamment M. Brugeron. Reste toutefois à se doter de la bonne DTD – mais on peut souvent la choisir parmi les standards existants – et à mettre en place une nouvelle chaîne de production.

Que l’on réexploite un livre publié ou que l’on crée ex nihilo un ouvrage destiné à plusieurs supports, tout part d’un « contenu neutre » structuré. Ce contenu, il faut le finaliser entièrement avant de le mettre en forme de manière à ce qu’il soit lisible sur les supports que l’on a choisis : ordinateur, e-reader, téléphone portable ou encore… papier. Mais cela, la quasi-totalité de l’auditoire semblait le savoir : à la question « Qui, parmi vous, sait ce qu’est une DTD ? » le nombre de mains levées ou de hochements de tête dépassait de très loin ce qu’il était tout juste un an auparavant.

À écouter M. Brugeron, on comprenait que les véritables difficultés relèvent bien plus de la stratégie, de l’éditorial, du droit et de la commercialisation que de la technique. C’est en effet sur ces points, auxquels il ajoutait l’aspect humain, qu’il s’arrêtait pour évoquer l’accompagnement nécessaire. Cet accompagnement, qui doit l’apporter ? En tout cas ni les sous-traitants ni les « donneurs de leçons », répondait M. Brugeron. Les maisons d’édition doivent – et peuvent aujourd’hui – se réapproprier la maîtrise de l’ensemble de la chaîne. Pour cela, il faut que les salariés acquièrent les connaissances qui leur permettront de dialoguer d’égal à égal avec les prestataires, les services d’informatique éditoriale doivent se développer dans les entreprises et les fabricants doivent prendre un rôle de conseil (voir le point de vue identique des directeurs de production qui intervenaient l’après-midi même).

« Le problème de la poule et de l’œuf »

Un murmure amusé parcourait l’assistance lorsque Christian Brugeron affichait la conclusion de son diaporama, « La (re)distribution des cartes » : « L’éditeur est toujours au cœur du dispositif. Il ne restera pas sur le carreau. Il résiste aux piques des donneurs de leçons. Il ne compte pas sur un trèfle à quatre feuilles pour décider de son avenir. » Au lieu de quoi, il doit aller chercher (par exemple à travers la formation) les informations qui lui manquent pour être pleinement acteur de la mutation en cours.

« Pour l’instant, le marché n’est pas là… », faisait toutefois remarquer un auditeur au cours de la séance de questions-réponses qui suivait la présentation. « C’est le problème de la poule et de l’œuf, lui répondait M. Brugeron. Encore une fois, si vous produisez du XML, vous êtes prêt. Les gros éditeurs produisent tous en ePub et en XML pour pouvoir tirer en 2010 dans le format qui aura gagné. En littérature générale, le marché est là, et la production coûte très peu cher. » À bon entendeur…

Petit lexique de l’édition multisupport

DTD (définition de type de document) : fichier dans lequel est décrite la structure d’un document XML ou SGML et qui sert à valider ce document. En savoir plus

E-book : livre numérique, pouvant être lu sur un support tel qu’un ordinateur, une liseuse, un téléphone portable, etc.

ePub (Electronic Publication) : format XML recomposable (la mise en page du texte s’adapte au support) de publication de livres numériques développé par IDPF (International Digital Publishing Forum).

E-reader : liseuse.

HTML (Hypertext Markup Language) : langage de balisage servant à la publication sur Internet.

Liseuse : tablette permettant de stocker et de lire des publications numériques, dont l’affichage repose sur les technologies e-paper (papier électronique) et e-ink (encre électronique).

Mobipocket PRC : format propriétaire hérité par Amazon de sa filiale française Mobipocket, utilisé notamment par sa liseuse Kindle.

Open source : dont le code source est libre, autrement dit mis à la disposition des autres informaticiens par son concepteur.

PDF (Portable Document Format) : langage de description de pages créé par Adobe pour faciliter l’échange de documents lisibles, dans leur mise en forme d’origine, sur la plupart des plates-formes informatiques.

XHTML (Extensible Hypertext Markup Language) : langage de balisage offrant les mêmes possibilités que le HTML pour la publication sur Internet tout en étant conforme à la norme XML (structure plus rigoureuse que celle du HTML, donc permettant l’affichage des contenus sur des supports tels que des assistants personnels ou des téléphones portables).

XML (Extensible Markup Language) : métalangage (langage permettant de définir d’autres langages) et format de fichiers conçu pour répondre au besoin d’une norme universelle de stockage et d’échange de données. En savoir plus

XSL-FO (Extensible Stylesheet Language-Formatting Objects) : langage permettant de formater l’affichage et/ou l’impression d’un document XML sur tout type de support, et notamment en PDF.

Christian Brugeron

Expert en édition numérique, dématérialisation et automatisation, Christian Brugeron met en place dans les entreprises des flux de production XML ou PDF. Intervenant à l’Asfored dans le cadre de la formation continue et de l’audit et conseil, il anime notamment des modules sur mesure pour éditeurs consacrés aux concepts du multisupport et à la prise en mains de ses outils, ou encore des stages du catalogue dédiés à la mise en œuvre du XML.

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Le fabricant au cœur de la chaîne
de production multisupport

Pendant une heure et demie, les trois directeurs de production Rémy Carteret, Yves Lhommée et Jean-Marc Lebreton (de gauche à droite) se sont efforcés de structurer la réflexion sur l’avenir de leur métier.

Nouvelles missions, évolution des fonctions historiques, déplacement dans la chaîne de production : les fabricants de l’édition vivent une profonde mutation de leur métier. « Comment se sont-ils débrouillés jusqu’à présent ? Comment vont-ils se débrouiller à l’avenir ? Qui sera le fabricant de demain ? », interrogeait Jacqueline Pieters en introduction de la rencontre qui se tenait vendredi 13 mars à 16 h 15 dans l’Espace professionnel de l’édition du Salon du livre.

Pour y répondre, la consultante en arts graphiques et formatrice à l’Asfored avait réuni trois directeurs de production : Rémy Carteret, de Young et Rubicam, Jean-Marc Lebreton, de Sogedif (groupe Editis), qui intervient lui aussi à l’Asfored, et Yves Lhommée, du groupe Flammarion. Trois professionnels pour faire le point sur les trois fonctions du fabricant : achat, technique et interface. Une cinquantaine de personnes, fabricants, éditeurs, spécialistes du multisupport… étaient venues les écouter et dialoguer avec eux.

« Aujourd’hui, on fait le grand écart »

M. Rémy Carteret entrait dans le vif du sujet en soulevant d’emblée la question de la place du fabricant : « Après l’impression à la demande, qui nous a déjà obligés à nous adapter, la dématérialisation constitue pour nous une véritable révolution. Si le fabricant veut continuer à exister autant qu’avant, il doit trouver une nouvelle place. Il faut qu’une personne maîtrise la totalité de la production, et cette personne, ce doit être lui ; il a l’expertise. Mais pour cela il doit s’impliquer encore plus en amont : au niveau du prépresse pour le print, en préproduction pour le Web. »

« Dans la fonction achat, témoignait à son tour M. Jean-Marc Lebreton, on a énormément de pression. Plus qu’avant. La fonction achat intégrée, c’est une qualité, un délai, une tractation qu’on essaie de connaître au maximum. Aujourd’hui, on fait le grand écart. Regardez le Salon : d’un côté, il y a les e-readers ; de l’autre, l’édition d’art, avec sa reliure, son fer à dorer… Nous, fabricants, nous faisons à la fois des publications dématérialisées et des ouvrages physiques de plus en plus séduisants. Les couvertures s’ennoblissent : pelliculages, gaufrages, vernis gaufrants… On réinvente les découpes. » À quoi s’ajoutent les objets (par exemple un moule à cake en silicone associé à un livre de cuisine) qu’il faut désormais faire fabriquer, importer, contrôler… « Il a fallu s’y mettre », commentait Jean-Marc Lebreton avant d’ajouter : « Pour trouver un prestataire, nous avons le monde entier à notre disposition. Notre travail pour le print devient un vrai travail de recherche pour se différencier. Et avec le livre électronique de nouvelles prestations apparaissent. La fonction achat devient une fonction de réflexion. Il ne faut pas hésiter à dire qu’on ne sait pas, mais qu’on va apprendre. Nous devons apporter à l’éditeur des solutions que nous saurons trouver avec nos partenaires, nos écoles, nos associations. »

« Comment achète-t-on désormais la composition ? », lui demandait Jacqueline Pieters. « Il y a deux démarches différentes, expliquait M. Lebreton. Pour la littérature, les dictionnaires, les ouvrages techniques, on peut recourir à la mise en page semi-automatique [un maquettiste procède à des rectifications ponctuelles dans la mise en page obtenue automatiquement – NDLR]. On cherche donc un compositeur qui structure en XML à partir d’une DTD correspondant précisément au texte. Pour les ouvrages nécessitant une mise en page interactive (quand on ne veut pas brider la créativité du maquettiste), on utilise InDesign pour obtenir une structure qui se conserve. Les maquettistes indépendants peuvent très bien travailler en PAO avec du XML. À condition qu’on leur donne la formation nécessaire. »

« Le fabricant devient producteur de contenu »

M. Yves Lhommée prenait le relais pour approfondir les fonctions technique et interface. Après avoir précisé qu’il témoignait de son expérience dans le groupe Flammarion, mais que les pratiques varient beaucoup d’une maison à une autre, il commençait par détailler les compétences jusqu’à présent nécessaires. Papier, techniques d’impression et de reliure, prépresse et fournisseurs, elles étaient déjà très importantes. Puis il abordait celles du fabricant de demain : « Les mêmes qu’aujourd’hui ! Plus la connaissance de tout type de fichier pour tout type d’application, existante et à venir (XML, PDF imprimeur, PDF Web, ePub, natifs, Flash, etc.). » S’ajoutent ainsi à la fabrication du livre papier des missions liées à l’archivage et à la publication sur les différents supports numériques (liseuses, Internet, téléphones portables…).

« De producteur de contenant, le fabricant devient producteur de contenu, résumait M. Lhommée. Son intervention d’acheteur est de moins en moins sollicitée : l’émergence de structures d’achat chez de nombreux éditeurs, ces dix dernières années, l’a souvent amputé de cette activité. Mais il doit avoir une compétence technique réelle – donc reconnue –, être capable d’identifier les prestataires, de chercher les équipements adaptés. Ainsi, il peut influer sur la définition précise du projet éditorial et de sa finalité, améliorer la qualité et les prix de revient. C’est de cette façon que son rôle économique doit se manifester. » Sur ce dernier point, public et intervenants allaient exprimer leur désaccord : « Si l’on dissocie la fonction achat, comment peut-on faire le lien, évaluer la marge brute ? », demanderait M. Pascal Lenoir, directeur de production du groupe Ligaris et président de la CCFI (Compagnie des chefs de fabrication de l’imprimerie), lors de la séance de questions-réponses. « Au groupe Editis, insisterait M. Jean-Marc Lebreton, il y a bien un service achat, mais ce sont des fabricants qui sont à sa tête et nous travaillons en étroite collaboration. »

« Au cœur de la maison d’édition, tout comme l’éditeur »

Le directeur de production de Flammarion revenait ensuite à la question de la place du fabricant dans la chaîne : « Par ses compétences, le fabricant se retrouve placé au cœur de la maison d’édition, tout comme l’éditeur. Ce n’est pas forcément un concept facile à admettre pour un éditeur, qui a l’habitude d’être la plaque tournante. Et, pour que chacun puisse enrichir le travail éditorial, l’éditeur doit être impliqué dans la connaissance des nouveaux développements autour du numérique, des nouveaux marchés, de leurs avantages et de leurs contraintes. » M. Jean-Marc Lebreton ne disait pas autre chose quand il affirmait un peu plus tôt : « Ce sont des risques que nous devons prendre avec les éditeurs, il doit y avoir un travail d’équipe ! » Pour finir sur une note concrète, M. Lhommée présentait deux schémas : le flux de production d’un produit texte et celui d’un livre illustré. « On est en train de travailler en interne pour intégrer l’éditeur de plus en plus loin dans la chaîne », commentait-il.

À l’issue des présentations, le dialogue qui s’établissait avec l’auditoire (voir l’encadré ci-dessous) allait encore enrichir cette première structuration de la réflexion. Et montrer clairement que la mutation est loin d’être terminée et ne se limite pas à l’irruption du multisupport : la fonction achat s’augmente aussi de la nécessité de connaître des normes environnementales de plus en plus complexes. Jacqueline Pieters aura pour sa part l’occasion de contribuer activement à la maîtrise du changement. Elle est en effet responsable, au sein de la CCFI, d’une commission chargée de faire émerger les futures compétences du fabricant dans tous les secteurs des industries graphiques.

Fabrication et multisupport : témoignages de professionnels

Tous passionnants, les témoignages des auditeurs de la rencontre « Le fabricant au cœur de la chaîne de production multisupport », les questions posées et les réponses apportées montraient bien la complexité de la situation actuelle.

Ainsi, rebondissant sur la conclusion de Jacqueline Pieters, qui émettait l’idée qu’une nouvelle fonction de gestionnaire de projet pourrait voir le jour, une auditrice affirmait : « Il y a des connaissances techniques qui manquent aux fabricants, par exemple en ce qui concerne les métadonnées. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c’est la capacité d’abstraction qui est désormais nécessaire dans notre travail. Avant, on faisait de l’artisanat, il y avait un contact physique. À présent, il faut être capable d’appréhender un projet. Si le fabricant n’est pas reconnu comme responsable de projet dans les cinq ans, je ne sais pas où il va. »

« Je ne pense pas que mon métier soit de faire du XML »

Christian Brugeron, qui avait animé le matin même la première rencontre de l’Asfored consacrée au multisupport, apportait le point de vue du spécialiste : « Ce que je vois remonter chez le fabricant, c’est la composition. Aujourd’hui, il est possible de devenir rapidement autonome pour la gestion de la couleur et la composition, donc de les intégrer au sein des maisons d’édition. » Un auditeur réagissait : « En ce qui nous concerne, nous avons pris conseil auprès de nos prestataires et nous avons suivi des formations à l’Asfored. Nous avons acquis de nouvelles connaissances. Mais nous ne sommes pas des informaticiens. Je ne pense pas que mon métier soit de faire du XML. » « Le rôle du fabricant, ce n’est pas de faire, mais de faire faire et de contrôler, confirmait Jean-Marc Lebreton. Nous ne sommes pas des exécutants, mais des passeurs de projets. »

Cependant, les éditeurs non plus ne souhaitent pas « faire du XML », comme en témoignait une professionnelle des éditions Larousse : « Chez nous, les éditeurs travaillent avec l’informatique éditoriale. Mais cette évolution de notre métier est très chronophage. Dans ces conditions, quand avons-nous le temps de concevoir nos projets ? » Yves Lhommée proposait une solution : « Chez Flammarion, le premier contrôle du fabricant concerne la structure. Si elle n’est pas bien faite, on ne donne pas l’épreuve à l’éditeur. »

« C’est nous qui avons les solutions »

« Que doit contrôler le fabricant ? », demandait alors Jacqueline Pieters. « Aucun fichier, des épreuves uniquement, lui répondait Rémy Carteret. Sa valeur ajoutée, c’est qu’il a du recul par rapport aux fichiers, aux images… Et il doit s’assurer qu’il est dans un bon process de travail. » Jean-Marc Lebreton renchérissait : « Le fabricant est là pour valider et pour mettre le flux dans le bon ordre. Nous sommes des aiguilleurs et des vérificateurs. On ne demande pas aux aiguilleurs du ciel de savoir piloter un avion. »

« L’enjeu, c’est de savoir fédérer et organiser le travail en interne, intervenait une fabricante. Or le fabricant est plutôt considéré comme le donneur d’ordres vis-à-vis des prestataires extérieurs. » Une remarque qui recevait d’importants échos. Jean-Marc Lebreton : « Aujourd’hui, on va à la fabrication pour savoir comment faire un livre. » Yves Lhommée : « Il y a quatre ans, j’avais affaire à des éditeurs très pointilleux sur les virgules, les espaces… Maintenant, ils me demandent “Comment tu ferais ?” Le service marketing vient aussi vers nous, parce que c’est nous qui avons le fichier final. » Et Rémy Carteret de conclure : « À partir du moment où le fabricant assume bien son rôle de conseil, il peut revenir au centre. Parce que c’est nous qui avons les solutions. »

« Les besoins ne sont pas les mêmes selon les maisons. En ce qui me concerne, je fais peu de prépresse, je suis plutôt dans des problématiques d’importation. Comment un BTS en deux ans peut-il préparer à tout ça ? », s’inquiétait encore un auditeur. « Quand on recrute, on se rend compte que l’apprentissage se fait dans les maisons d’édition, lui répondait Yves Lhommée. Quand on n’apprend plus quelque part, il faut aller apprendre ailleurs. » « On apprend avec nos fournisseurs, ajoutait Jean-Marc Lebreton, en étant curieux, à l’affût des nouveautés, et à travers la formation continue. »

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Décliner des contenus pour la Nintendo DS : état de l’art, potentiel et limites

MM. Vincent Favreau (à gauche) et Bruno Raffin, du groupe Jouve, ont apporté aux éditeurs, ce lundi 16 mars, un témoignage des plus précieux.

Lundi 16 mars, de 17 à 18 heures, une quarantaine de personnes participaient, dans la salle de conférences de l’Espace professionnel de l’édition du Salon du livre de Paris, à la troisième rencontre organisée par l’Asfored. « La déclinaison de contenus pour la console Nintendo DS fait partie des sujets sur lesquels les éditeurs nous interrogent », expliquait en introduction Brune Somogyi, formatrice et consultante de l’Asfored spécialiste de l’édition multisupport. « Dans le cadre de notre mission d’information et d’accompagnement, nous nous sommes tournés pour les éclairer vers le groupe Jouve, qui est un acteur majeur du traitement de contenus. Son expérience de l’ensemble de la chaîne lui donne le recul nécessaire pour identifier les intérêts et limites d’un tel projet. »

90 millions de consoles dans le monde

M. Bruno Raffin, responsable Recherche et développement de Jouve, débutait son intervention par un historique de cette console de jeux apparue en 2004 dans la lignée des Game Boy. « La version actuelle, la DS Lite, atteignait fin 2008 les 6 millions d’exemplaires vendus en France, et 90 millions dans le monde », précisait-il avant de présenter ses caractéristiques techniques (voir l’encadré ci-dessous) et celles de la DSi, qui arrive en Europe le 3 avril. Lancée en novembre au Japon, cette nouvelle version s’y est vendue à 1 million d’exemplaires en un mois, « comme la DS Lite à ses débuts ».

C’est au moyen de démonstrations vidéo que M. Raffin dressait ensuite le panorama des contenus existants : du jeu (« l’inévitable Mario ») au livre. Ainsi, un manuel de cuisine réagissant à la voix (« une interactivité qui enrichit le contenu d’origine de manière très intéressante, puisqu’on n’est plus obligé de toucher le livre »), des exercices scolaires utilisant l’écran « passif » pour les consignes (l’enfant est obligé de lire) et l’écran interactif pour les réponses (« s’ajoute un aspect ludique parce que l’appareil est dédié au jeu »), une bibliothèque de cent classiques de la littérature mondiale dont on peut tourner les pages comme celles d’un livre papier (« l’effet double page joue son rôle, on peut placer des signets, il est possible de choisir la taille des caractères ou encore de donner une note au livre »), des guides de voyage, des méthodes de langues…

Puis il abordait le potentiel : « Une large typologie de contenus éditoriaux peuvent être déclinés en applications sur Nintendo DS : scolaire, parascolaire, pratique, littérature, bande dessinée, Web… Le tout s’appuyant sur une grande diversité de présentations (texte, image, son, animations, mises en page de type livre électronique ou pages HTML) et sur l’interactivité. »

Procédure et coûts

Mais comment crée-t-on une application pour la Nintendo DS ? Sur le plan technologique, d’abord, « conception et réalisation s’apparentent au développement de produits multimédias (jeux, animations…), que l’on doit scénariser, tester… », expliquait M. Raffin. « Les outils de développement sont ceux fournis par Nintendo », précisait-il encore. En termes de procédure, ensuite, le projet doit être soumis à Nintendo pour agrément : « Comme pour un jeu, il faut présenter le contenu, la société, les aspects techniques, le marché visé, les revenus attendus, etc. » Il suffit pour cela de retirer un dossier auprès de Nintendo, qui a une antenne en France.

« À qui appartient le produit ? », s’inquiéterait plus tard une auditrice. « Dans l’industrie du jeu, lui répondrait M. Raffin, il appartient à la société qui l’a créé, et qui verse environ 15 % de royalties. Pour la déclinaison de contenus éditoriaux, il faut une entente entre les différents intervenants : l’éditeur et ceux qui apportent le complément technique. Mais a priori le propriétaire des droits est le commanditaire. C’est aussi lui qui retire des revenus et reverse les royalties. »

Quant aux coûts de réalisation, ils sont extrêmement variables :  « De quelques dizaines de milliers d’euros à plus de 100 000, le coût typique d’un jeu de haut de gamme s’élevant à 300 000 euros. Tout dépend de la richesse de l’animation, du taux de réutilisation des contenus (images, textes…), du lecteur choisi et de la chaîne de production. » Sur ce dernier point, une question d’une auditrice devait, à l’issue de la présentation, amener M. Favreau, responsable du département Composition « Édition scientifique, technique, médicale et juridique » du groupe Jouve, à apporter un complément d’information : « Une fois que vous avez développé un feuilleteur de type e-book ou un moteur de quiz, vous pouvez le réexploiter. La part la plus importante du budget est donc généralement l’animation. Même s’il est vrai que la réutilisation multisupport, y compris à partir de XML, ne va pas jusqu’au bout de la chaîne. Aujourd’hui, il faut faire un peu d’acrobatie pour pouvoir mener les mêmes contenus le plus loin possible. Les choses ne s’arrangeront qu’avec l’arrivée d’applications capables de lire des contenus de différentes origines. C’est très probablement le sens de l’histoire. »

Avantages, contraintes et limites

Au rang des avantages, selon M. Raffin : « la notoriété et le nombre d’utilisateurs (6 millions en France !), la variété des tranches d’âges concernées (enfants, ados, parents, grands-parents), les circuits de distribution grand public, la valorisation de contenus par une interactivité riche et évolutive, la possibilité de réaliser des déclinaisons complémentaires aux contenus existants ». Les contraintes à placer en regard : « la procédure d’agrément Nintendo, les royalties, et le mode de conception et de réalisation, qui est celui des produits informatiques ». Les limites à connaître : « la taille de l’écran (la quantité de texte affiché est très faible, même en petits caractères), sa résolution, son éclairage, le fait que la DS ne reconnaît pas (encore) les formats standards du monde documentaire (PDF, ePub, XHTML…), le caractère embryonnaire de la distribution de contenus par téléchargement ».

Répartition des rôles

M. Vincent Favreau prenait alors la parole pour approfondir la procédure technique de déclinaison de contenus pour des supports électroniques. « Parmi les supports de destination, bien malin qui peut dire quels sont ceux qui vont l’emporter à l’avenir. À côté du papier, e-book, Internet, iPhone, iPod, Nintendo DS devraient continuer leur vie, mais d’autres vont probablement apparaître », expliquait-il pour commencer.

« Le premier contenu que l’on a envie d’intégrer aux produits destinés à ces supports, poursuivait M. Favreau, c’est le texte. Puis viennent les images, la vidéo (un contenu qui enrichit grandement ce que vous avez à diffuser), le son (sachant que la Nintendo DS permet une double activité audio : écouter un audiobook et piloter la console à distance) et l’animation. » Il y a donc cinq éléments à combiner, ce qui représente beaucoup de travail et nécessite une compréhension à la fois du contenu et du support. Et l’éditeur doit avoir une stratégie : il lui faut produire des contenus qu’il pourra réutiliser.

C’est pourquoi la déclinaison pour des supports électroniques repose a priori sur une chaîne d’édition multisupport (voir le compte rendu de la rencontre « Réussir le passage à l’édition multisupport : les points clés ») et se divise en trois étapes : définition du produit, conception (procédés techniques, scénario…), réalisation (enrichissement, adaptation, assemblage, validation). Trois missions qui se répartissent entre trois types d’intervenants : l’éditeur, un prestataire pour la composition électronique et un autre pour l’animation du jeu » (voir le tableau ci-dessous).


Chacune des trois étapes de la déclinaison de contenus pour la Nintendo DS mobilise les différents intervenants à des degrés divers. Ce tableau réalisé par le groupe Jouve résume la répartition habituelle des responsabilités : une étoile représente un faible niveau d’implication, trois étoiles supposent une responsabilité maximale.

En réponse à une auditrice souhaitant savoir sous quelle forme les éditeurs doivent fournir leurs contenus aux prestataires, M. Raffin apporterait plus tard les précisions suivantes : « Ce mode de production s’apparente à ce qu’on fait quand on crée une collection. Sur le plan technique, tout est possible. Si nécessaire, le prestataire peut créer le XML (mais il y a un surcoût), modifier les associations texte-image, notamment pour les rendre plus souples. Il peut définir des unités de présentation à associer dans un scénario et ajouter de nouveaux contenus (animation, son). Il s’agit alors plus d’une création que d’une véritable déclinaison. À l’inverse, dans le scolaire par exemple, on va chercher à garder une continuité entre l’existant (le papier) et le nouveau produit, par exemple en transformant l’illustration en personnage animé. »

Cap sur la complémentarité

« Les contenus déclinés pour la Nintendo DS ne se substitueront pas au papier, concluait M. Raffin. Mais la Nintendo DS s’inscrit dans une palette de supports électroniques qui disposent tous d’un fort potentiel. La diversité et la richesse de ces supports permettent d’envisager des produits complémentaires, et non concurrents. Pour les éditeurs, il est déjà possible de réutiliser des contenus existants, mais des outils vont être développés pour exploiter au mieux ces contenus : lecteurs de type e-book, moteurs de quiz, etc., qui permettront d’abaisser les coûts de fabrication. »

Caractéristiques techniques

DS Lite :

  • deux écrans rétroéclairés de 3 pouces de diagonale (dont un tactile)
  • résolution de 256 × 192, 260 000 couleurs en 3D
  • microphone, reconnaissance vocale et son stéréo
  • connexion Wifi
  • communication sans fil entre DS (jusqu’à 30 mètres)
  • autonomie de 5 à 6 heures avec une luminosité « suffisante »

DSi :

  • les écrans passent à 3,25 pouces de diagonale  (toujours un seul tactile)
  • plus d’interactivité et de fonctionnalités (appareil photo à deux objectifs, lecteur audio, fonction baladeur…)
  • possibilité de télécharger des contenus (jeux, thèmes de personnalisation, utilitaires) via la boutique DSi Shop, gratuitement ou contre des DSi Points
  • davantage de puissance
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En pratique(s)

 

XPress 8 : plus pour la presse
que pour l’édition

Dans la vie des professionnels de l’édition, il n’y a pas que le multisupport ! Il y a aussi des logiciels de PAO dont une nouvelle version apparaît tous les dix-huit mois environ. Sorti en août dernier, Quark XPress 8 entre progressivement dans les entreprises. La rédaction de La Lettre de l’Asfored a donc posé une question simple aux formateurs concernés : les innovations de cette mouture sont-elles intéressantes ?

L’interface

Parmi les évolutions notables – et bienvenues – de l’interface, répondent les spécialistes :

  • la fenêtre de démarrage offre désormais le choix entre créer un nouveau document ou utiliser un des documents récents ;
  • la planche active est identifiée par un code couleurs ;
  • la fenêtre d’un document peut être divisée en deux verticalement ou horizontalement ;
  • il n’est plus obligatoire de tracer un bloc avant d’importer du texte ou une image ;
  • il devient possible de créer ou de déplacer les repères en indiquant leur position, de les verrouiller, mais aussi de créer des repères de fonds perdus ;
  • chaque palette possède un menu spécifique.

Le texte

En ce qui concerne la gestion du texte, trois points méritent particulièrement d’être signalés :

  • XPress 8 permet la création de styles de grilles des lignes de base (grille par maquette et grille par bloc) ;
  • le maquettiste peut demander un alignement des caractères de ponctuation hors justification (complexe à paramétrer) ;
  • quand on modifie un texte sur lequel est appliquée une feuille de style, il est possible de demander que la feuille de style soit mise à jour sur cette base.

Les images

Les innovations utiles pour le traitement des images sont également au nombre de trois :

  • prévisualisation des images hors des limites du bloc ;
  • apparition automatique de l’outil de rotation ou de redimensionnement lorsqu’on approche le curseur d’une poignée du bloc ;
  • importation des fichiers Illustrator natifs (.ai).

Autres fonctionnalités

Parmi les nouveautés d’ordre plus général, les formateurs notent en outre :

  • la possibilité de créer des styles d’éléments, qui mémorisent les attributs des blocs (très utile pour les images, dont la mise à l’échelle est ainsi retenue) ;
  • une meilleure ergonomie de l’outil plume, qui se rapproche de celui d’Adobe ;
  • la possibilité de placer du texte ou des images par simple Glisser-déposer depuis le bureau.

Pour quelles utilisations

D’après les maquettistes interrogés, cependant, les deux évolutions les plus utiles (la gestion de grille paramétrable par bloc pour l’alignement du texte et les styles d’objets graphiques) le sont surtout pour les publications de presse ou la publicité. Malheureusement, en matière d’édition de livres, la liste des manques persistants reste la plus longue :

  • toujours pas de gestion des notes, ni de reconnaissance des balises d’indexation de Word ;
  • les tableaux de Word continuent à être reconnus comme du texte tabulé ;
  • pas d’évolution des feuilles de style (toujours pas de styles imbriqués) ;
  • la gestion du XML (import et export) ne s’est pas améliorée.
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Librairie : analyser l’histoire
pour maîtriser l’avenir

736 pages pour passer en revue les grands et les petits événements, mais surtout les enjeux, d’un commerce très particulier : Histoire de la librairie française, paru en novembre aux Éditions du Cercle de la librairie, est une somme ! Pas moins de 74 auteurs y ont contribué, sous la direction de Patricia Sorel et Frédérique Leblanc, chercheuses au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, avec la collaboration de Jean-François Loisy. Parmi eux, Françoise Geoffroy-Bernard, formatrice et consultante à l’Asfored, qui a rédigé trois articles : « Nouveaux venus dans le commerce du livre, 1945-1980 », « Développement de la vente de livres en grandes surfaces, 1981-2007 » et « Les magasins multiproduits ».

Dotée d’une double formation (études littéraires et HEC) et d’une double expérience du marketing dans l’édition et de l’enseignement, elle a saisi l’occasion de cette réflexion sur les nouveaux venus pour, « plutôt que de les considérer uniquement comme des intrus […], analyser l’influence réciproque d’un mode de diffusion à l’autre » et tenter de « contribuer autant que possible à une vision plus transversale et plurielle de ce monde qui [lui] est particulièrement cher ». À l’heure où la dématérialisation des contenus éditoriaux fait peser sur la librairie une réelle menace, une telle démarche ne peut être que bénéfique pour tous les acteurs.

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Un tutoriel pour la création de livres numériques au format ePub

Qu’il remporte ou pas la guerre des formats, l’ePub est déjà retenu, pour la production de leurs ouvrages numériques, par de nombreux éditeurs. Entraînés en France par les groupes Hachette et Gallimard, qui s’appuient sur sa banalisation grâce aux tablettes de Sony et aux logiciels de lecture sur iPhone et iPod Touch (à commencer par Stanza), de plus petits s’y mettent. Pourquoi pas vous ?

Pour vous y aider, IBM propose sur son site internet un tutoriel très complet réalisé par Liza Daly, fondatrice de Threepress (conseil en développement d’applications open source dédiées à l’édition électronique). Après une présentation détaillée du format, il vous guide pas à pas dans la création d’un ouvrage, puis sa validation et les tests sur différents systèmes de lecture. Au rang des  prérequis figurent une familiarité avec les mécanismes de création de fichiers et de répertoires, et l’utilisation d’un éditeur XML ou d’un atelier de développement intégré (IDE, pour integrated development environment). Un seul inconvénient, mais pas pour tout le monde : ce tutoriel est en anglais.

Accéder au tutoriel d’IBM

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Créer des fichiers ePub et Mobipocket avec un outil gratuit

eCub est un outil multi-plate-forme permettant de générer, à partir de fichiers texte ou XHTML, des fichiers ePub et Mobipocket PRC. Il est distribué gratuitement par son créateur, Julian Smart. Bien qu’encore imparfait (gestion des apostrophes et des accents), il peut être très utile pour les petits éditeurs qui souhaiteraient se faire la main. Pour le même usage, Calibre, de Kovid Goyal, progresse rapidement en termes de fonctionnalités et de notoriété. Malheureusement, l’un comme l’autre ne connaissent que la langue de Shakespeare.

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Contrôler la qualité de votre ePub

Reposant sur le XML, les fichiers ePub sont en fait des conteneurs intégrant différents fichiers (instance, structure, navigation, métadonnées…). D’où la nécessité d’un contrôle approfondi des composantes. Après avoir mené quelques expérimentations (par exemple avec le tutoriel d’IBM) et transformé vos fichiers XML en ePub (peut-être avec eCub ou Calibre), vous pouvez utiliser, pour vérifier la qualité de votre travail, un outil mis à disposition par Adobe sur Google : EpubCheck (en anglais, encore une fois !).

Télécharger EpubCheck

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Rétroconvertir de l’ePub

Pour boucler la boucle, vous pouvez un jour avoir besoin de rapatrier vos fichiers ePub en PDF, HTML, DOC, RTF, CHM ou dans tout autre format. ABC Amber ePub Converter réalise cette opération de manière simple et rapide, et gratuitement (mais toujours… en anglais).

Télécharger ABC Amber ePub Converter

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Parmi les prochains stages de l’Asfored

XML pour l’édition 

Comprendre et s’approprier les concepts et outils.

4, 11, 18 et 25 mai

Négocier les droits étrangers 

Une approche à la fois juridique et commerciale.

7, 14 et 20 mai

Les technologies prépresse 

Dialoguer avec les intervenants, situer les étapes de contrôle, connaître les précautions à prendre…

11 et 12 mai

Le tableau de bord de l’éditeur 

Concevoir et utiliser un outil de pilotage opérationnel adapté à ses besoins.

12 et 13 mai

Voir tous les stages d’avril à juillet 2009

 

Stage hors catalogue « ProLexis »

L’Asfored organise une session exceptionnelle de formation au logiciel d’aide à la correction ProLexis. Elle permettra aux assistants d’édition, correcteurs, éditeurs, secrétaires de rédaction, rédacteurs… de découvrir la logique de fonctionnement de cet outil, puis de savoir l’utiliser pour améliorer l’orthographe, la typographie et la grammaire de leurs textes.

12 et 19 juin

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Feu vert pour la formation des TAD

Afin de garantir aux travailleurs à domicile de l’édition des droits équivalents à ceux des autres salariés, l’Opca-CGM contribue à la prise en charge de leur formation. La branche Édition de la Commission paritaire nationale de l’emploi (CPNE) a établi une liste de thèmes prioritaires. 4 stages de l’Asfored programmés en 2009 sont particulièrement concernés :

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Des formations cofinancées pour les petits éditeurs franciliens

Grâce à une convention signée par l’Opca-CGM et le conseil régional, les maisons indépendantes d’Île-de-France vont pouvoir bénéficier cette année d’un soutien financier pour la formation de leurs salariés. Réservée aux entreprises adhérentes de l’organisme collecteur comptant moins de 250 salariés, cette offre porte pour l’instant sur 3 stages élaborés en partenariat entre l’Asfored et l’Opca-CGM :

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100 000 euros pour la formation des auteurs

La région Île-de-France soutiendra en 2009 le droit des auteurs à la formation professionnelle continue. De nombreux stages du catalogue de l’Asfored répondent aux objectifs fixés : permettre aux personnes affiliées à l’Agessa ou à la Maison des artistes de « mieux connaître leurs droits et diversifier leurs sources de revenus en apprenant à maîtriser d’autres techniques d’écriture ou de nouveaux outils informatiques ».

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BTS Édition : nouvelle journée portes ouvertes

Samedi 4 avril, de 10 heures à 16 heures, les responsables de centre de formation d’apprentis (CFA) de l’édition répondront à toutes les questions sur le métier de fabricant, la formule de l’apprentissage et le programme du BTS. Étudiants, lycéens, parents pourront visiter les locaux et dialoguer avec des enseignants ou des élèves.

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Les apprentis du BTS s’affichent

Deux étudiantes du BTS Édition de l’Asfored ont réalisé l’affiche officielle de la quatorzième Journée mondiale du livre et du droit d’auteur organisée par l’Unesco le 23 avril. Le fruit de leur travail sera diffusé dans les 181 pays qui participent à cet événement.

 

Voyage d’étude en Chine pour les mastériens

Organisé par l’Asfored en collaboration avec la Communication University of China et l’ambassade de France à Pékin, le séminaire à l’étranger, du 29 mars au 6 avril, permettra cette année aux étudiants du mastère spécialisé Management de l’édition ESCP-EAP - Asfored de mieux connaître l’industrie du livre du pays le plus peuplé au monde.

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Deux audits d’organisation en région

Le département Audit et conseil de l’Asfored entame une mission portant sur l’organisation des activités d’édition et de diffusion-distribution d’une entreprise publiant en langue régionale. Une analyse identique a été menée fin 2008 pour une autre maison d’édition en région. Émanant d’un organisme de soutien au livre, les demandes répondaient aux mêmes objectifs : valider le bien-fondé d’une aide publique et permettre à l’entreprise d’en tirer le meilleur profit grâce à des outils et méthodes parfaitement adaptés.

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Guide des aides publiques

La Fill (Fédération interrégionale du livre et de la lecture) propose sur son site Internet un guide réunissant l’ensemble des aides régionales et nationales dont peuvent bénéficier les éditeurs, les créateurs et les libraires. Organisée en types de soutiens et consultable par zones territoriales ou par institutions, cette synthèse comprend des données collectées entre 2005 et 2008.

Accéder au guide des aides

 

Dialogue au Salon

Comme chaque année, le Salon du livre a été l’occasion, pour les professionnels de l’édition et les personnes souhaitant le devenir, de rencontrer les responsables de formation de l’Asfored. Ils ont pu ainsi recueillir directement toutes les informations dont ils avaient besoin. Près de 500 d’entre eux sont repartis avec le catalogue des stages interentreprises, et 300 avec la brochure de présentation du BTS Édition par l’apprentissage.

 

Une animation présente le métier d’éditeur

À l’occasion du Salon du livre 2009, l’Asfored a produit une animation intitulée Les Dessous du métier d’éditeur. Tim et Martine, les deux personnages créés par le réalisateur Jacques Louradour, guident le spectateur de la conception à la commercialisation du livre. Une déclinaison sous forme de dépliant éco-responsable a également été réalisée.

Regarder l’animation

Télécharger le dépliant

 

L’ABPTOE a un nouveau président

L’ABPTOE (Association of Bookseller and Publisher Training Organizations in Europe), dont l’Asfored fut en 1990 un des membres fondateurs, vient d’élire un nouveau président. Bernd Zanetti est le directeur de l’Akademie des Deutschen Buchhandels (Centre de formation des professionnels allemands du livre). Précédemment secrétaire général de l’association, il poursuivra les actions menées à l’échelle européenne en faveur de la formation aux métiers du livre.

Accéder au site de l’ABPTOE

 
 

Directrice de la publication :
Aïda Diab

Rédactrice en chef :
Hélène Plaziat

Ont collaboré à ce numéro :
Christian Brugeron, Gérard Donnat, Annelise Gounon-Pesquet, Vincent Piccolo, Jacqueline Pieters

   

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