n° 10
Oct.-nov. 2007

Édito

La rentrée, son cortège de nouveautés… Un catalogue de stages toujours plus riche, deux promotions qui démarrent leur formation, l’arrivée de la CS3… Et une maison d’édition qui lance ses premiers titres : Demopolis, créée par Laurent Hebenstreit. Le présent numéro vous en apprend plus sur chacun de ces sujets. Il enrichit votre réflexion en vous présentant la manière dont l’UNESCO épaule les pays qui décident de mettre en place une politique de soutien au livre. Il vous livre, comme les précédents, les informations pratiques de nos formateurs. Bref, à La Lettre de l’Asfored, c’est encore un peu la rentrée !

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Sommaire

L’Asfo et vous

Exploration

En pratique(s)

Histoire vraie

L’Asfo et vous

Des formations pour acquérir de nouveaux savoir-faire,
approfondir, comprendre…

 

Tandis que de nombreux professionnels de l’édition et des secteurs connexes se forment à l’Asfored même, dans les salles qu’elle loue à Paris, auprès d’intervenants envoyés dans leurs entreprises ou encore dans les locaux mis à leur disposition en région, ce second semestre est aussi le moment où se met en place l’année à venir.

Le catalogue 2008 : 67 stages interentreprises, 13 nouveautés


La version papier du catalogue 2008 parviendra le 15 octobre aux interlocuteurs habituels de l’Asfored et aux personnes qui en auront fait la demande.

Le catalogue des stages proposés pour 2008 est en effet disponible sur le site Internet de l’Asfored. Les lecteurs de notre précédent numéro le savent : il a été réalisé au moyen d’une chaîne d’édition multisupport reposant sur un export XML vers InDesign. Grâce à une parfaite préparation en amont, tout s’est très bien passé ! Sur le fond, il témoigne, comme chaque année, de la volonté de rester en prise avec des pratiques, des outils et des besoins en constante évolution.

L’offre de formations interentreprises se structure toujours en 10 domaines : Management, Stages intensifs, Techniques éditoriales, Techniques de fabrication, Prépresse, Logiciels de PAO, Multimédia et Internet, Gestion, Droit, Commercialisation. 67 stages sont programmés, pour la plupart déclinés en plusieurs sessions. Cet ensemble comprend 13 nouveautés, qui correspondent à trois grands axes :
– « Les relations auteurs », « Photoshop pour la création », « PowerPoint dynamique », « Les contrats des produits composites », « Le marketing relationnel de l’éditeur » et « Le marketing Web » permettront aux participants d’acquérir de nouveaux savoir-faire ;
– « La bibliographie. Mettre au point notes et listes de références », « Élaborer le glossaire d’une publication », « Contrôler des fichiers PDF avant l’impression », « La gestion au quotidien de l’entreprise d’édition » et « Diagnostic, financement et business plan d’une maison d’édition » leur proposent de renforcer leurs compétences en approfondissant un thème spécialisé ;
–  « Fabrication et développement durable » et « Le contrat d’édition », enfin, leur fourniront des repères sur un sujet encore mal connu ou qui ne relève pas directement de leur domaine d’intervention.

Le second semestre 2007 bat son plein

Pendant que les responsables Formation construisent leurs plans pour 2008, le second semestre 2007 bat son plein : outre les 62 sessions interentreprises organisées de septembre à décembre (voir le tableau des stages pouvant encore accueillir des participants), les formations sur mesure se multiplient. Un thème fédère particulièrement les demandes : les nouveaux modes de valorisation des contenus. Il prend la forme de programmes variés, qui mettent l’accent, selon les cas, sur l’édition multisupport, le XML ou les technologies permettant de réexploiter un fonds.

Enfin, une action est en cours en région Aquitaine, en partenariat avec l’Arpel (Agence régionale pour l’écrit et le livre), la Région et l’Opca-CGM (en savoir plus sur les formations en région de l’Asfored). Les 27 et 28 septembre, un stage intitulé « Outils de gestion financière adaptés à l’édition » a accueilli une dizaine de participants – principalement des dirigeants de petites maisons. Il sera suivi par une journée d’accompagnement individuel. Une formation juridique (« Contrats d’auteur, cessions de droits et droits dérivés ») est également proposée aux éditeurs aquitains pour le mois de décembre.

En savoir plus sur les nouveaux stages 2008
Télécharger le catalogue 2008
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Voir les derniers stages 2007

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Une intégration en douceur pour la nouvelle promo
du BTS Édition

 

Mardi 28 août, les vingt apprentis techniciens de fabrication de la promotion 2007-2009 du BTS Édition ont pris pour la première fois le chemin de leur nouvelle école. Quatorze filles et six garçons, âgés de dix-sept à vingt-cinq ans, qui vont acquérir en deux ans, à l’Asfored et dans leur entreprise d’accueil, toutes les bases de leur futur métier. Cinq d’entre eux arrivent de terminale (bac général, STI Génie électronique, bac professionnel Production imprimée ou Artisanat et métiers d’art), une d’un DUT Métiers du livre, dix de l’université (lettres, langues, histoire de l’art, arts plastiques…), deux se sont frottés à la communication et au journalisme, et deux autres ont préparé les concours de professeur des écoles ou d’orthophonie. Certains sont déjà titulaires d’un master. Tous ont convaincu au mois de juin le jury chargé d’évaluer leur motivation et la clarté de leur choix professionnel.

Dès juillet, avec l’aide active de l’Asfored, la quasi-totalité de ces nouveaux apprentis avaient trouvé leur entreprise d’accueil : dix-sept rejoignent les services de fabrication de maisons d’édition, deux les départements publications d’organismes publics et une travaillera dans une imprimerie. Pour ces structures, accueillir un apprenti est à la fois l’occasion de participer à la formation de futurs professionnels et un bon moyen de renforcer leur équipe.

Poker et typographie

La première journée de la formation, animée par Philippe Marchand, le responsable pédagogique du BTS, et Séverine Dieuze, sa responsable administrative, a été consacrée à une présentation détaillée : contenu et déroulement des cours, statut d’apprenti, missions dans l’entreprise… « J’ai aussi dressé un rapide portrait des formateurs, en précisant pour chacun son activité professionnelle en dehors de l’Asfored, qui légitime sa qualité de formateur », explique Philippe Marchand.

Le lendemain, changement de cadre : c’est au Claridge qu’avait lieu la « journée d’intégration ». Trois grandes salles, un décor luxueux, un « cocktail déjeunatoire », pour cette parenthèse dont l’objectif est avant tout, toujours selon Philippe Marchand, de « créer une atmosphère moins scolaire, plus détendue, pour se parler ». Encadrés par un spécialiste du travail de groupe, M. Thierry Chaney, les jeunes se sont livrés au petit jeu de la présentation mutuelle. C’est ainsi que l’on apprit, par exemple, qu’une des élèves est une joueuse de poker de haut niveau et qu’un autre se prépare à prendre la relève de son père, typographe et responsable d’un atelier-musée consacré à cet art. « Les personnalités se dégagent », résume le responsable pédagogique. L’après-midi, une grande enquête à la Fnac et au Virgin Megastore des Champs-Élysées lançait une série de cinq cours qui vont être consacrés à tous les aspects du livre, de leur typologie à leur commercialisation.

Les cours, justement, commençaient le jeudi. Et c’est généralement avec impatience que les jeunes gens attendaient le début de leur première semaine en entreprise. Dès le 3 septembre commençait en effet l’alternance une semaine à l’Asfored, une semaine dans l’entreprise.

En savoir plus sur le BTS Édition par l’apprentissage

 

 

Mercredi 26 septembre, les apprentis de première année étaient à l’Asfored pour leur troisième semaine de cours.

 

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Le dix-septième mastère spécialisé Management de l’édition
est lancé

 

« Le plus frappant, c’est la variété des profils. Tout le monde est un peu atypique. » Tel est le premier bilan que tire une des étudiantes du mastère spécialisé Management de l’édition, à l’issue du séminaire d’intégration qui s’est déroulé du 26 au 28 octobre dans la Vienne, à proximité de Montmorillon, « Cité de l’écrit et des métiers du livre ». Tout comme les apprentis du BTS mais plus longuement, les membres de la dix-septième promotion de cette formation de haut niveau que l’Asfored propose en partenariat avec l’ESCP-EAP ont en effet bénéficié, pour faire connaissance, du savoir-faire de M. Thierry Chaney : travail sur la communication, la présentation, mais aussi le fonctionnement de groupe. Il faut dire que, pour ces futurs éditeurs-chefs de projet, savoir partager ses avis, écouter l’autre, accepter les différences est essentiel.

Les séances de « travail », cependant, n’ont pas occupé tout le séjour : les étudiants ont eu l’occasion de dialoguer avec Marie-Pierre Fenoll-Trousseau, la directrice scientifique du programme, qui les accompagnait. Ils ont également reçu la visite de la directrice de l’Asfored, Aïda Diab, et de Cédric Sylvestre, venu leur présenter le Cercle Édition et Management, association qu’il a créée au printemps avec d’autres anciens du Mastère. Enfin, ils ont bien sûr visité Montmorillon et ses artisans. « On nous a notamment présenté différentes techniques de gravure, raconte l’un d’eux. Et cela nous a été utile dès notre deuxième jour de cours, qui portait sur l’image dans le projet éditorial. » « Nous avons même fait de l’aquarelle ! », s’amuse un autre. Une bonne manière de commencer ensemble une année universitaire qui sera dense, riche et importante pour tous !

En savoir plus sur le mastère spécialisé Management de l’édition

 

 

C’est par un séminaire résidentiel que les vingt étudiants de la formation de haut niveau proposée conjointement par l’ESCP-EAP et l’Asfored ont entamé leur année universitaire.

 

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Exploration

L’UNESCO et les politiques nationales du livre :
un pôle d’expérience au service de tous

 

Support pédagogique, d’information et d’opinion, indispensable instrument de formation technique, le livre est également un précieux témoin de la diversité culturelle. Se battre en faveur de l’essor et de la modernisation de l’édition dans les pays en voie de développement, c’est donc soutenir l’éducation et la transformation sociale – autrement dit contribuer à la lutte contre la pauvreté – et favoriser la créativité. C’est aussi participer au renforcement de tout un pan de l’économie locale. Cette mission est une de celles de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).

« Convertir la créativité en industries culturelles durables »

Les conventions UNESCO
pour la diversité culturelle

Plusieurs instruments ont été élaborés par l’UNESCO pour sauvegarder et promouvoir la diversité culturelle. Outre la convention de 2005, il s’agit de :
– la Convention universelle sur le droit de l’auteur (1952, révisée en 1971) ;
– la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954 ; premier protocole 1954, deuxième protocole 1999) ;
– la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (1970) ;
– la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972) ;
– la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique (2001) ;
– la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003).

Voir ces textes

Alors que vient de se tenir, du 10 au 12 septembre à Bamako, la troisième des conférences régionales pour l’alphabétisation organisées par l’UNESCO, le livre apparaît plus que jamais comme une des clés de ce processus. Alors que la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005 fait désormais l’objet de la ratification, de l’acceptation, de l’approbation ou de l’adhésion de près de soixante-dix États – dont la France – et de la Communauté européenne, l’un de ses relais opérationnels, l’Alliance globale pour la diversité culturelle, envisage le soutien à l’édition comme une des voies permettant de « convertir la créativité des pays en développement en industries culturelles durables ».

Bien entendu, il n’est pas question pour l’organisation internationale de jouer le rôle d’un deus ex machina ! C’est en tant que pôle public d’expérience et de réflexion au service de tous qu’elle intervient auprès des pays qui manifestent la volonté politique de considérer le livre comme un secteur stratégique pour leur avenir.

L’édition, un système ouvert

En effet, lorsqu’un État décide de mettre en place une politique nationale de soutien au livre, il se trouve face à l’exigence de créer un environnement administratif, législatif et fiscal susceptible de faciliter le développement de l’édition. Mais l’édition ne concerne pas que les éditeurs : selon une conception globale du secteur du livre, elle constitue un système ouvert.

D’une part, le livre est un produit résultant de l’interaction de nombreux acteurs sociaux. Qui dit livre dit agents littéraires, juristes du droit d’auteur, traducteurs, illustrateurs, éditeurs, correcteurs, imprimeurs, distributeurs, libraires, bibliothécaires, lecteurs… L’ensemble de ces acteurs et de leurs interactions constitue ce que les spécialistes appellent la « chaîne du livre ». Une chaîne articulée, dans laquelle chaque élément, jamais isolé, soutient les autres.

D’autre part, le livre est très fortement lié au contexte social et économique général comme à l’état des infrastructures : le taux d’alphabétisation d’un pays, son revenu moyen, sa situation linguistique, l’état de ses routes et communications, notamment, sont des facteurs importants pour le développement de l’industrie éditoriale. Aussi les mesures politiques visant à activer, réactiver ou moderniser cette industrie constituent-elles un domaine extrêmement complexe.

Appui juridique et technique

Dans ce contexte, le programme d’appui juridique et technique aux politiques nationales se situe au sommet de l’ensemble d’actions menées par l’UNESCO en matière de promotion du livre. L’expérience accumulée dans le domaine de la rédaction et de la promotion de lois-cadres sur l’édition se révèle alors particulièrement précieuse. Mais l’une des fonctions clés de l’organisation est celle de médiation : l’UNESCO facilite la mise en relation d’organismes, associations et pays qui, malgré leurs complémentarités réelles, ne se connaissent pas toujours ; elle met à la disposition de ceux qui en ont besoin l’ensemble des partenaires et des experts des projets répertoriés.

C’est ainsi que l’organisation a financé en octobre 2006, en appui à l’industrie éditoriale sénégalaise, la mission d’un expert colombien qui a présenté à ses confrères ouest-africains la belle expérience de la loi du livre et de l’essor de l’édition dans son pays. Ou qu’a été organisée en 2003-2004, pour des éditeurs d’Amérique centrale, un séminaire de formation complété par une assistance technique en ligne.

Un programme organique répondant aux objectifs fondamentaux
de l’UNESCO

Autres acteurs internationaux
de la promotion du livre

Promouvoir le livre dans le monde constitue la mission ou l’une des missions de plusieurs agences de coopération et institutions. Si l’UNESCO est la plus importante des structures à vocation véritablement internationale engagées sur ce front, il y a lieu de mentionner également le Conseil de l’Europe, le Centro regional para el fomento del libro en América latina y el Caribe (Centre pour la promotion du livre en Amérique latine et dans les Caraïbes) ou encore, en Asie et en Océanie, l’Asia-Pacific Cooperative Programme in Reading Promotion and Book Development (Programme coopératif de promotion de la lecture et de développement du livre).

Ces actions relèvent du programme organique de soutien au livre et à la lecture mis en place par l’UNESCO au cours des soixante dernières années. Outre le soutien juridique et technique aux politiques nationales, il comprend notamment l’appui à la traduction et aux activités de sensibilisation (Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, Capitale mondiale du livre), et les projets de « donation raisonnée » ou « intégrée » de livres aux bibliothèques pauvres. L’ensemble de ces projets sont développés grâce à des partenariats durables avec les associations professionnelles représentatives de tous les métiers de la chaîne du livre. Ils trouvent leur sens dans le cadre de l’accord de Florence sur la libre circulation des biens éducatifs, scientifiques et culturels (1950), complétée en 1976 par le protocole de Nairobi.

Plus largement, ils répondent aux objectifs fondamentaux de l’organisation, qui incluent la promotion de la « libre circulation des idées, par le mot et par l’image » et l’« aide au maintien, à l’avancement et à la diffusion du savoir », en particulier à travers la « conservation et protection du patrimoine universel de[s] livres » (art. premier de l’acte constitutif de l’UNESCO).

Mauro Rosi, spécialiste du programme,
section des Industries créatives pour le développement,
secteur de la Culture, UNESCO
(Cet article a été rédigé par son auteur à titre personnel.)

Voir des exemples d’actions en faveur du livre menées par l’UNESCO :
– secteur de la Culture
– Alliance globale pour la diversité culturelle
Voir le manuel
La Donation du livre pour le développement, de Mauro Rosi : site de l’Asfored

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Passionnante présentation de la Creative Suite 3 Design

 

Mardi 2 octobre, l’Asfored et le Syndicat national de l’édition organisaient, en partenariat avec Adobe, une présentation de la Creative Suite 3 (CS3) dans sa version Design. Destinée principalement aux directeurs techniques et aux fabricants des maisons d’édition, elle mettait l’accent, dans le même temps, sur les nouveautés en matière de méthodes de travail et sur des possibilités déjà présentes dans la CS2 mais peu exploitées. Pendant près de trois heures, dans les locaux du SNE, Thierry Buanic, conseil et formateur spécialiste des flux de production – et lui-même packageur éditorial –, enchaînait exposés, démonstrations, réponses aux questions des auditeurs. « Passionnant », « très riche et très pratique », pouvait-on entendre à l’issue de la conférence.

Bridge, « tour de contrôle » de la CS3

En effet, après avoir présenté les grands axes de développement suivis par Adobe depuis le rachat, en 2005, de Macromedia (l’éditeur de Dreamweaver et de Flash), Thierry Buanic passait en revue cinq des logiciels composant la suite Design. À propos de chacun, il dégageait les utilisations les plus intéressantes pour la réalisation de documents complexes. Ainsi, il s’arrêtait longuement sur Bridge – la « tour de contrôle » de la CS3 –, qui permet une gestion très complète des documents : affichage de nombreuses informations sur les différents fichiers, possibilité de piloter directement des fonctions d’automatisation des autres logiciels de la suite, de gérer le paramétrage des couleurs de manière identique, d’ajouter très rapidement des métadonnées (par exemple un copyright) à un ensemble d’images…

Des outils qui facilitent le travail

Pour Photoshop, il expliquait et montrait la sélection rapide, la conversion en objet dynamique, la comparaison de photos similaires pour garder le meilleur de chacune. Il retenait, dans Illustrator, l’amélioration de la gestion des images vectorielles et le guide des couleurs. Il mettait en avant, pour InDesign, l’importation facilitée des éléments des pages dans les différents blocs, mais aussi les outils – notamment les styles d’objets – permettant de reporter rapidement des changements sur l’ensemble d’un document quelle que soit sa longueur. Enfin, il insistait, à propos d’Acrobat Pro 8, sur la possibilité d’autoriser des intervenants qui n’auraient pas le logiciel à introduire des commentaires ou des signatures, de suivre de près les révisions, de combiner et d’assembler des fichiers… La liste est loin d’être exhaustive, tant l’orateur, visiblement convaincu de l’intérêt de cette nouvelle version, avait d’exemples à montrer et de méthodes à suggérer.

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En 2009, la Capitale mondiale du livre sera Beyrouth

 

Le comité de sélection qui s’est réuni le 3 juillet au siège de l’UNESCO, à Paris, a retenu Beyrouth parmi les quatre postulantes au titre de Capitale mondiale du livre pour l’année 2009. Elle sera la neuvième ville à recevoir cette reconnaissance qui récompense le meilleur programme visant à promouvoir le livre et à encourager la lecture au cours de la période séparant deux Journées mondiales du livre et du droit d’auteur.

En annonçant cette nomination, le directeur général de l’UNESCO s’est réjoui de « voir la ville de Beyrouth, confrontée à des défis immenses en matière de paix et de coexistence pacifique, être reconnue pour son engagement en faveur d’un dialogue plus que jamais nécessaire dans la région, et que le livre puisse y contribuer activement ». Le comité a en effet choisi cette capitale « pour son implication en matière de diversité culturelle, de dialogue et de tolérance ainsi que pour la variété et le caractère dynamique de son programme ».

Pour en savoir plus :
– site de l’UNESCO
– « Élection de la Capitale mondiale du livre 2009 » (article paru dans
La Lettre de l’Asfored, n° 9)

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En pratique(s)

« Le PDF pour le prépresse » : une deuxième édition
qui colle aux évolutions en cours

 

La deuxième édition du PDF pour le prépresse, de Thierry Buanic, est parue aux Éditions Eyrolles en juillet 2007. Elle prend en compte les versions 7 et 8 d’Acrobat.

Utilisé aussi bien pour diffuser des documents lisibles sur tout type d’ordinateur, quels que soient son système d’exploitation et les logiciels dont il est équipé, que pour transmettre aux imprimeurs des fichiers immédiatement – ou presque – exploitables, le PDF (Portable Document Format) est désormais omniprésent dans la chaîne graphique. Il n’en reste pas moins que la réalisation de fichiers PDF correspondant parfaitement aux besoins de l’imprimeur, et même, en amont, la création, la révision et la modification des documents en cours de finalisation nécessitent des connaissances particulières.

Un manuel complet, clair et efficace

Le PDF pour le prépresse, de Thierry Buanic, dont la deuxième édition vient de paraître aux Éditions Eyrolles, rassemble en quelque 240 pages toutes les informations utiles à ceux qui, dans l’édition, la presse, la publicité, etc., se servent de ce format pour produire des documents imprimés. Maniement d’Acrobat, contrôles, normes, traçabilité… font bien sûr l’objet d’explications détaillées. Mais l’auteur s’attache également à présenter les procédures induites par ce nouvel outil : quand intervenir dans le PDF plutôt que dans le fichier natif, comment mettre en place un circuit de révision, qui contrôle quoi, les flux prépresse en PDF, les outils de gestion de ces flux… Il livre ainsi un manuel extrêmement complet, qui peut être utile aussi bien aux membres des services éditoriaux qu’aux graphistes, maquettistes, fabricants, photograveurs et imprimeurs. « C’est un livre orienté métiers, qui concerne le prépresse au sens large », confirme Thierry Buanic.

Conçue et réalisée par l’auteur, la mise en pages de l’ouvrage est à l’image de sa rédaction : à la fois claire et efficace. Des marges confortables accueillent les notes, les légendes et des pictos permettant de repérer immédiatement les logiciels mentionnés dans les paragraphes. Une illustration bien choisie convenant souvent mieux qu’une longue description, de très nombreuses captures d’écrans commentées et des schémas complètent le texte. Enfin, les notions importantes sont surlignées. « La mise en page, c’est mon métier, explique Thierry Buanic. J’ai voulu utiliser mon expérience pour faire le livre que j’aurais aimé lire. C’est aussi pour cela que j’ai personnalisé le style, surtout dans l’introduction et la conclusion : j’avais envie que les gens soient réveillés, amusés. »

« Tenir compte de ce que les gens m’ont rapporté sur leurs procédures »

Thierry Buanic

Entré en PAO dès 1985, au service communication de la maison de la culture de Rennes, Thierry Buanic en a vécu toutes les évolutions avec passion. En 1995, il s’appuie sur cette expérience et sur son passé d’enseignant en sciences économiques et sociales – sa précédente vie – pour devenir formateur. Depuis lors, il anime à l’Asfored des formations portant sur les logiciels de PAO et d’édition, et sur… le format PDF. Tout en assurant auprès des maisons d’édition et des services de communication des missions d’audit et conseil pour la mise en place de flux de production, et en continuant à réaliser des ouvrages à travers son studio de packaging éditorial, Tifinagh. « Ce qui est important, explique-t-il, c’est le lien entre le fond et la technique. La micro-informatique nécessite qu’on s’intéresse à la manière dont on fait les choses. »

Mais pourquoi une deuxième édition, deux ans après la première ? « Parce que les technologies évoluent sans cesse. On est passés d’Acrobat 7 à Acrobat 8, XPress 7 et la CS3 sont arrivés. Et puis les manières de faire changent avec l’expérience. Dans pratiquement chaque page, sauf au début, j’ai enlevé et ajouté des choses. J’ai actualisé, corrigé ou précisé, notamment pour tenir compte de ce que les gens m’ont rapporté sur leurs procédures de travail ou pour renforcer un point, par exemple la gestion des couleurs. Il n’était plus nécessaire de parler d’Acrobat 6 ou des flasheuses. En revanche, une véritable révolution se prépare avec l’arrivée de PDF Print Engine. »

Le résultat : un ouvrage à la pointe de l’actualité et de la prospective, à la fois précis et agréable à lire, et dont la progression permet à chacun d’acquérir une véritable maîtrise des notions dont il a besoin.

En savoir plus, lire des extraits : site des Éditions Eyrolles

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Sites Internet : vers un meilleur référencement

 

Quand on se donne la peine de créer et d’enrichir un site Internet, c’est pour qu’il reçoive de nombreuses visites ! Or, dans le foisonnement de l’offre, tel n’est pas forcément le cas. Tenter d’améliorer le référencement de son site est un des moyens d’augmenter sa visibilité. Pour cela, il importe avant toute chose de comprendre comment fonctionnent les principaux moteurs de recherche, à commencer par Google.

Comment fonctionne un moteur de recherche ?

Un moteur de recherche fonctionne sur le principe de l’indexation automatique des pages Internet par un robot (aussi appelé spider, crawler ou agent) qui parcourt les sites à intervalles plus ou moins réguliers. Ce robot réalise une copie de toutes les pages visitées – les fameuses pages « en cache » permettant d’accéder à des contenus qui ne sont plus en ligne. Mais surtout il enregistre dans une base de données l’ensemble des mots signifiants qu’il rencontre.

Que se passe-t-il quand on lance une recherche ?

Quand un internaute lance une recherche, c’est cette base de données que le moteur passe en revue, ce qui est beaucoup plus rapide que de parcourir toutes les pages en mémoire. L’ordre d’apparition des résultats dépend ensuite de leur « pertinence », évaluée par Google et les moteurs qui lui ont emboîté le pas au moyen d’algorithmes de pondération dont le fonctionnement exact est tenu secret afin de limiter les risques de manipulation des résultats.

Comment peut-on faire remonter son site dans les résultats 
des recherches ?

La manière la plus simple d’améliorer le référencement d’un site est de tenir compte, pour commencer, des principaux critères qui déterminent le degré de pertinence. Bien évidemment, le contenu du site doit être en rapport avec les recherches : des mots simples et directs, reflétant précisément le contenu des pages, valent toujours mieux que des formules alambiquées. La mise en page et les enrichissements typographiques doivent eux aussi être signifiants : les titres et le gras ayant plus de force que le reste du texte, il faut être particulièrement attentif à la formulation des premiers et aux termes auxquels on applique le second. Mais le paramètre le plus important est le PageRank, autrement dit le nombre de liens externes pointant vers le site (ou backlinks) et leur poids respectif – en améliorant considérablement la pertinence des résultats des recherches, ce critère est à l’origine du succès spectaculaire de Google. Donner à des sites très visités de bonnes raisons de renvoyer vers le vôtre, proposer des échanges de liens à des sites « amis » peut donc se révéler extrêmement utile.

Ce sujet est approfondi dans les stages Éditer pour Internet et Enrichir un site avec Dreamweaver.

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Italique, gras et raccourcis clavier : InDesign
a une longueur d’avance

 

Mettre un mot en italique ou en gras au moyen d’un simple raccourci clavier, c’est apparemment possible dans XPress comme dans InDesign – et dans de nombreux autres logiciels, tels Word, Excel ou PowerPoint. Avec les applications de mise en page, il suffit pour cela d’appuyer, après avoir sélectionné le texte, sur les touches Pomme + Maj + I ou Pomme + Maj + B (sur PC, remplacer la touche Pomme par Ctrl). Mais InDesign a sur son concurrent un avantage très important : il n’applique l’enrichissement que lorsque la police Italique ou Bold existe. Autrement dit il refuse un enrichissement qui ne serait pas exploitable à l’impression. Tandis que les autres logiciels, à commencer par XPress, donnent dans tous les cas au texte sélectionné l’apparence d’un italique ou d’un gras – enrichissements qui, s’ils ne correspondent pas à une véritable police, disparaîtront quand on imprimera…

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Histoire vraie

« Demopolis présente les termes du débat »

 

Conscient du fait que l’édition est un métier mais bien décidé à apporter sa pierre à l’édifice, Laurent Hebenstreit s’est tourné vers l’Asfored pour acquérir les connaissances qui lui manquaient. Photo : Bruno Fert

Les premiers titres de Demopolis, la maison d’édition créée il y a un an par Laurent Hebenstreit, arrivent en librairie le 4 octobre. Après vingt années passées dans l’industrie, dont dix comme directeur général dans le secteur automobile, ce centralien passionné de politique entend désormais « faire œuvre utile » en publiant des essais et documents de qualité, fabriqués dans le respect de l’environnement.

Vous lancez une maison d’édition baptisée Demopolis. Comment avez-vous choisi ce nom ?

Je l’ai trouvé dans un atlas géographique. Chercher un nom de marque disponible qui soit également libre en tant que nom de domaine sur Internet et comme nom de société n’est pas facile…

Dans un atlas ?

Il s’agit d’une ville de l’Alabama fondée par des émigrés politiques français sous Louis XVIII. Ils ont créé ce nom à partir des mots grecs demos, le « peuple », que l’on retrouve dans « démocratie », et polis, la « cité ». Pour une maison qui entend alimenter le débat politique, il convenait parfaitement.

Quelle est donc la ligne éditoriale de Demopolis ?

Nous voulons contribuer à la réflexion, à l’échange, aider à la compréhension du monde dans lequel nous vivons. L’évolution des médias va vers la prolifération des sources et la réduction de la longueur des messages. Aujourd’hui plus que jamais, le livre peut être l’endroit où ceux qui souhaitent autre chose que des dépêches d’agence ou de courts articles vont trouver un complément d’information, avec un niveau de qualité plus élevé que sur Internet, dont les contenus ne sont pas toujours validés. Je pense que les essais et documents ont un bel avenir devant eux.

Demopolis est-elle une maison « engagée » ?

Non. Le politique dont nous avons besoin aujourd’hui dépasse la question de l’engagement tel qu’on l’entendait dans les années 1970, où il était structuré dans des termes essentiellement partisans. Pour moi, le débat vaut plus que de prendre parti.


D’Irak, retrait immédiat !, d’Antony Arnove, à Néo-libéralisme version française, de François Denord, les deux premières campagnes de publication de Demopolis placeront en librairie, les 4 octobre et 8 novembre, sept ouvrages visant à éclairer l’actualité et à renouveler la réflexion sur le monde contemporain.

Vos premières publications abordent pourtant des sujets particulièrement polémiques : le conflit israélo-palestinien, la guerre en Irak, les essais pharmaceutiques…

Il ne s’agit pas pour autant de tomber dans la confusion, dans le « tout est dans tout ». Prenons l’exemple de Cobayes humains, de Sonia Shah. Son objet est de dire que les essais pharmaceutiques, privatisés et délocalisés dans les pays du Sud, posent des problèmes éthiques, économiques et sociaux, pas de condamner. Nous organisons des rencontres autour de cet ouvrage, auxquelles nous invitons de grands laboratoires. J’espère qu’ils participeront à la réflexion. En ce qui concerne Irak, retrait immédiat !, nous ne l’aurions pas publié s’il s’agissait uniquement d’un plaidoyer partisan. Mais Anthony Arnove apporte une véritable analyse, il restitue le contexte historique en se plaçant du point de vue des Irakiens. Demopolis présente les termes du débat, c’est ce qui plaît aux libraires et qui a séduit notre diffuseur.

Quel est votre diffuseur ? Comment l’avez-vous trouvé ?

En décembre 2006, j’ai écrit à trois grandes sociétés de diffusion-distribution. Le CDE, du groupe Gallimard, a rapidement manifesté son intérêt pour mon projet. Nous avons eu une discussion très dynamique sur les contenus, les couvertures, la ligne éditoriale, les premiers titres… Le contrat a été signé en février.
 

Comment construisez-vous votre catalogue ?

Les agents littéraires des maisons étrangères, que j’ai rencontrés dès le début, nous proposent des ouvrages. Nous ne choisissons de publier une traduction que lorsque l’auteur nous semble apporter quelque chose de plus ou être mieux placé qu’un auteur français pour traiter la question. Pour les créations, qui doivent représenter la moitié de notre production, tout part des sujets : toute l’équipe en propose, nous sélectionnons ceux qui nous intéressent le plus, puis nous cherchons les meilleurs auteurs pour les traiter. Ainsi, quand j’ai eu l’idée d’un livre sur Barack Obama, j’ai cherché des auteurs capables de montrer en quoi son parcours est un phénomène typiquement américain mais qui nous concerne nous aussi. Et puis nous publions des textes d’intellectuels qui réfléchissent sur le monde contemporain.


Unique sénateur noir des États-Unis, candidat face à Hillary Clinton aux primaires du Parti démocrate pour l’élection présidentielle de 2008, Barack Obama est porteur d’un message atypique. « Avec cette première biographie, explique Laurent Hebenstreit, François Durpaire et Olivier Richomme montrent comment le débat sur les communautés, les identités a évolué en Amérique et transcende désormais les questions qu’on se pose en France. »

Comment est constituée l’équipe de Demopolis ?

Nous sommes quatre. Sophie Behr, la directrice éditoriale, a déjà participé à une création, celle du Cavalier bleu, et elle a l’expérience d’un grand groupe puisqu’elle a travaillé chez Nathan. La responsable de la communication et des relations presse, Laurence Klejman, vient elle aussi de l’édition. Quant à la responsable commerciale, Christine Fourati, elle souhaitait quitter l’industrie. Elle a donc très vite suivi, comme moi, une formation à l’Asfored pour connaître les spécificités du secteur.

Vous annoncez vingt livres par an. Cela représente beaucoup de travail pour une équipe de quatre personnes…

Je m’en aperçois tous les jours ! Bien sûr, nous faisons appel à des collaborateurs extérieurs, pour la maquette et la correction. Un fabricant nous a assistés dans le choix de notre imprimeur, et il continue à nous conseiller pour les ouvrages particuliers comme L’Amérique de Barack Obama, qui contient un cahier de photos couleurs. En matière de fabrication, nous tenions à partir du bon pied en choisissant un imprimeur labellisé Imprim’Vert et un papier obtenu à partir de bois issu de forêts gérées de manière responsable. C’est une question de cohérence.

Comment passe-t-on de l’industrie automobile à la création d’une maison d’édition ?

J’ai toujours eu deux passions : la science et la politique. La première m’a conduit à Centrale, puis dans l’industrie. À présent, j’ai envie de faire œuvre utile. Je pense que le paysage politique va profondément évoluer dans les années à venir et qu’une maison d’édition peut y contribuer. En créant Demopolis, je reviens à une de mes vocations premières. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau départ, mais certainement d’un nouveau métier. C’est pourquoi je me suis adressé à l’Asfored.

Que vous a apporté votre formation à l’Asfored ?

Christine Parise, à qui j’ai exposé mon projet, m’a proposé un plan personnalisé d’une dizaine de jours : propriété littéraire et artistique, gestion de l’entreprise d’édition, chaîne de fabrication, diffusion-distribution… Dans tous ces domaines, j’ai beaucoup apprécié l’équilibre entre notions théoriques et exemples précis, modèles de contrats, documentation, qui est le signe d’un vrai travail pédagogique. Ce que j’ai appris à l’Asfored me sert tous les jours, j’utilise encore certains des documents qui m’ont été remis.

Vous prenez un gros risque en changeant ainsi de métier…

C’est vrai. Mais la décision est mûrement réfléchie. Ce qui me fait plaisir, c’est que l’ensemble des professionnels que je rencontre semblent penser qu’il y a un espace pour Demopolis. Le pari semble raisonnable. Le plus important, c’est d’avoir un projet qui tienne debout, auquel les libraires, les auteurs, les lecteurs adhèrent. Sur ce point, le choix du CDE et de la Sodis pour la diffusion et la distribution est très important. En matière de politique, l’indépendance est essentielle.

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