L’Asfored en Chine
A la demande du service culturel de l’Ambassade de France, Aïda Diab, directrice de l’Asfored s’est rendue à Pékin les 5 et 6 juillet 2010. La raison de cette invitation était l’organisation d’une table ronde sur l’édition et la formation à l’heure du numérique et la présentation de l’offre de l’Asfored à l’international à la demande des éditeurs chinois. La visite guidée de la Bibliothèque nationale chinoise a clôturé ce programme.
Des représentants d’une quarantaine de maisons d’édition sur les 578 que compte le pays ont assisté à la présentation des stages de l’Asfored. Le sujet captive car en Chine, il n’existe pas de formations spécialisées dans les métiers du livre. Ni en formation initiale, ni en formation continue. L’université dispense uniquement des enseignements en communication et journalisme.
Les éditeurs chinois très curieux du numérique
Au cours de l’échange qui a suivi la présentation de l’offre de l’Asfored, les éditeurs chinois se sont montrés très curieux du numérique : « comment peut-on gérer des projets d’édition multisupport dans nos structures ? », « quelles sont les opportunités pour tirer profit du numérique ? » ont fait partie des questions posées.
Le numérique était aussi la thématique de la table ronde organisée à la Bibliothèque nationale de Chine : « l’édition littéraire, la lecture et le métier d’éditeur face au numérique ». L’assemblée se composait d’éditeurs mais aussi de prestataires informatiques. Des universitaires chinois et français dont Jean-Yves Mollier, et Elisabeth Parinet, spécialistes de l'histoire du livre sont intervenus aux côtés d’Aïda Diab pour donner leur éclairage.

La technologie omniprésente
La visite guidée de la Bibliothèque nationale de Chine (BNC) a démontré que la technologie était déjà omniprésente dans le monde du livre : un système très ingénieux de repérage des livres dans les rayons. Grâce à une puce reliée par un système radio à l’ordinateur, les visiteurs peuvent voir sur des écrans tactiles mis à disposition, l’emplacement exact d’un livre, qu’il soit à sa place ou non. À la BNC, 10 000 postes informatiques sont dédiés à la lecture numérique et le prêt de liseuses se pratique couramment.
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